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Cette
croisière sur le MS NAUTICA de la ligne Oceania, par la diversité et l'exotisme de ses escales, fut
réellement le voyage
le plus extraordinaire que nous avons entrepris. Il s'agissait d'une
croisière de 35 jours, avec départ de Hong Kong le 1
avril 2007 et qui
a pris fin à Athènes, Grèce, le 5 mai suivant.
Nous avons fait escale à
Nha Trang et Saigon (Ho Chi Minh Ville) au Vietnam, à Bangkok en
Thaïlande, à Singapore, à Phuket en Thaïlande,
à Goa et à Mumbai en
Inde, à Salalah en Oman, à Safaga en Égypte
(d'où nous avons visité
Louxor), Aqaba en Jordanie, et Port Saïd en Égypte.
En
voulant préciser mes propres idées sur l'Inde, où
j'avais été un peu dépaysé (voire bouleversé) par
l'expérience, j'ai commencé à
écrire mes impressions pendant le voyage. Par la suite j'en
ai fait un message internet pour mes enfants et les membres de la
famille. À mon retour, encouragé par les
réponses positives de certains destinataires, j'ai écrit
quatre autres volets qui sont reproduit ici. (P.G,)
Carnet de voyage No. 1 : L'Inde
En croisière on ne visite pas en profondeur les pays où on fait escale. Souvent on n’y passe que quelques heures. On arrive dans un port le matin vers 8h et on le quitte verts 18h. Aux Indes nous sommes arrivés à Goa le 18 avril vers 8h et nous avons quitté Mumbai (Bombay) le 20 avril à 17h. Pas une longue visite pour le pays qui possède la deuxième plus importante population au monde. Néanmoins les impressions que nous en tirons sont vives mais, aussi, difficiles à préciser.
Dans tous les pays, les Indes y compris, on y retrouve des choses qui sont semblables à celle que nous connaissons chez nous et on y fait très peu attention. Les gens qui sont habillés comme nous, les voitures que nous connaissons, les grands édifices que l'on retrouve dans toutes les grandes villes ne méritent souvent pas notre attention ni même une photo. Ce sont les choses qui sont différentes qui nous impressionnent et qui retiennent surtout notre attention. Goa nous a étonnés par sa saleté, son manque de route, sa pauvreté et la chaleur. On nous avait dit qu’il s’agissait du lieu où les Indiens bien nantis allaient pour se détendre. Cela est bien possible mais nous n’avons pas visité les régions de villégiature. Le port de Morbugoa se décrit comme un port de croisière mais c’est un port commercial où la principale activité est le chargement de minerai de fer ce qui donne une poussière rouge rouille qui couvre tout.

La poussière à Goa
En réservant notre excursion terrestre on nous avait prévenus que les autobus n’étaient pas tous du dernier modèle. On ne nous avait pas menti! Notre guide indien était gentil mais difficile à comprendre et le système de son atroce. Les routes sont étroites; le trafic important. En plus on conduit à gauche ici. Nous étions assis en avant de l’autobus et c'était plutôt énervant.
Nous avons fait un premier arrêt à un temple ce qui nous a permis d’examiner de plus près les gens, les boutiques et les fameuses vaches sacrées. On a été un peu étonnés de constater que beaucoup de gens portent les costumes traditionnels de l'Inde mais avec cette chaleur c'est probablement beaucoup plus confortable. Beaucoup de gens sont très sales et, évidemment, très pauvres. Il y a des mendiants partout et parmi ceux-ci on remarque toutes sortes d’infirmités. Les mères avec des enfants très jeunes dans les bras nous tendent la main et la ramènent vers la bouche pour indiquer la faim. Impossible de rester indifférents mais impossible de changer quoique ce soit à leur condition.
Nous avons visité
une église catholique et un monastère du temps des
missionnaires européens et surtout portugais. Il y a encore
beaucoup de catholiques dans cette région. Par la suite nous
sommes allés prendre le repas du midi dans une ferme
d’épice. Il semblerait que ce soit un grand domaine mais ce que
nous avons vu se résume à une visite très
touristique. La visite en forêt était très
intéressante et nous en avons appris beaucoup sur les
épices. Ce que nous n’avons pas vu c’est le coté
industriel de cette plantation. En fin d’après midi nous avons
quitté Goa et le lendemain matin nous accostions à
Mumbai, la plus grande ville de l’Inde.

Repas pris dans une ferme d'épice à Goa
Encore une fois l’accueil au port de Mumbai laisse entrevoir une société, pour le moins, différente. Il y a beaucoup de monde à Mumbai et il y a beaucoup de sans travail. En plus, beaucoup de gens qui ont un travail ne semble pas vraiment travailler. Il y a beaucoup de poussière et tout semble délabré, en état de construction ou de dé construction. Beaucoup de trottoirs ont été défaits et les amoncellements de pavés sont toujours là et personne ne semble s’occuper à les refaire! Les rues sont plus larges qu’à Goa et ils ont éliminé les vaches sacrées des rues. Nous en avons vu très peu et celles-ci étaient attachées à des clôtures le long des rues. On y circule plus facilement qu'à Goa mais il y a plus de trafic. Les pauvres et les quêteurs sont partout. Beaucoup de gens ont ce regard vide.
On nous dit que c’est une ville vibrante d’activités financières mais nous ne voyons rien dans ce sens. Au contraire, nous sommes assaillis par la poussière, la pauvreté et, dans certain quartier, par la senteur intolérable d’excréments. Impossible de respirer presque!

Pendant la visite de Mumbai
Il y a tellement de monde ici et tellement de pauvres qu’on imagine mal qu’ils ne puissent jamais s’en sortir. On ne peut constater, comme en Chine, une réelle poussée économique et industrielle.
En plus il y a la fameuse question des castes dont nous ne connaissons presque rien. Est-ce toujours un facteur qui assujetti une partie de la population indienne à demeurer pauvres et sans privilèges? Nos guides sont silencieux sur cette question mais on soupçonne qu'eux font partie d’une classe privilégiée.

À l'entrée d'un temple à Mumbai. (Voir No 3!)
Il y a tellement de questions qui demeurent sans réponses. Malgré la pauvreté et l'état lamentable du très peu que nous avons vu, notre curiosité n'a pas été complètement satisfaite. Nous n'arrivons pas à nous débarrasser du sentiment qu'il y a trop de choses à découvrir ici pour ne pas vouloir y revenir un jour.